Tout savoir sur la protection des bois extérieurs

Bois Exterieur

Dans une maison en présence de bardages, volets, fenêtres, terrasses et balcons, il est impératif de les protéger du pourrissement ou vieillissement prématuré.

Les ennemis du bois extérieur

Les ennemis principaux du bois extérieur sont les rayons ultraviolets du soleil et l’humidité. Les UV entraînent un type de brûlure artificielle comme, sur la peau. Cette brûlure entraîne un grisaillement et des petites crevasses. Ce dommage est en particulier esthétique, le bois n’est alors pas atteint en profondeur d’après les conseils donner ici http://www.adkalis.com/supports/bois-exterieur/. Par contre, l’humidité entraine des détériorations plus graves. En effet, si l’écoulement ou l’évaporation de l’eau de pluie ne se fait pas rapidement, ou si le bois est en contact avec le sol, le taux d’humidité du bois entraine la création de champignons lignivores. Ces champignons annoncent la pourriture et peut faciliter des attaques d’insectes dits xylophages.

Vous vous demandez s’il est possible d’éviter l’usage de produits chimiques pour la préservation.

Certains bois peuvent être employés sans traitement notamment quand le bois est installé de manière verticale et offre un écoulement adéquat de l’eau (volets, bardages et fenêtres).

Par exemple, le mélèze, le chêne, le robinier et le Douglas sont des essences recommandées quand le bois est installé de manière horizontale ou en contact avec le sol comme des terrasses ou des lames de balcons. Ces essences de bois seront choisies et coupées afin de détruire l’aubier, zone périphérique du tronc plein de sucres, véritable aimant pour les insectes xylophages.

Zoom sur les bois thermohuilés et rétifiés

Plusieurs méthodes récentes aident à améliorer réellement la stabilité dimensionnelle et la durabilité pour d’autres essences de bois. Il s’agit de traitements thermiques révélant une haute température (entre 210 et 250 degrés) en diverses phases. Ces traitements sont effectués dans des fours spécifiques, sous atmosphère inerte et avec de l’azote (pour le bois rétifié), ou avec des injections réalisées avec de la vapeur d’eau (pour le bois thermo-traité finlandais). Le bois possède une couleur brune esthétique, il devient hydrophobe et résistant face aux attaques d’insectes ou de champignons. A noter que la haute température peut fragiliser toutefois légèrement un peu ces bois, à employer en structure (en bardages, lames de terrasse et parquets).

La méthode dit d’oléothermie ne révèle pas cet inconvénient : le bois est chauffé uniquement jusqu’à 130 degrés, révélant une immersion complète dans un mélange fait d’huile de lin et de plusieurs dérivés oléagineux végétaux. Ce mélange permet une imprégnation parfaite en profondeur. Elle garantit de plus, une résistance plus prolongée au grisaillement et ne requiert aucun entretien régulier.

Les créateurs de ce procédé l’ont commercialisé en France : trois industriels appartenant à la filière bois l’ont acquis et d’autres industriels souhaitent l’acheter.

A souligner, le très récent procédé Wood-Protect. Cette méthode a été brevetée par Lapeyre et l’INRA-INPT révélant une imprégnation par autoclave et ensuite par trempage à 140 degrés au cœur d’un mélange de dérivés d’acide acétique et d’huiles végétales.